Les petites cartes mentales

Cette  année j’accompagne deux jeunes filles en soutien en Mathématiques et j’enrichis chacune de mes sessions avec du coaching mental.

Dernièrement  j’ai eu l’idée de noter des pensées sur une petite carte,  comme « je réussis »,  « je progresse »,  « je m’aime »…

Elles apprécient, c’est nouveau pour elles.  On ne leur dit pas cela au lycée (l’une d’elle m’a même dit que sa prof de Math lui a dit que ce n’était pas la peine de faire du soutien scolaire tant elle était nulle !).
Et bien figurez-vous qu’à l’issue de la séance elle m’a demandé d’emporter  avec elle la petite carte : « je réussis » !

 

Points de vue et perspectives

Que voyez-vous sur cette photo ?

Et sur celle-là ?

La même chose ?

C’est la même fleur, prise en photo le même jour (je suis la photographe -)

Mais ce n’est pas la même chose. C’est-à-dire que l’angle de vision n’est pas le même et ne met pas en perspective, à plat visuellement ici, les mêmes caractéristiques de  l’objet.

La première photographie nous laisse apparaître l’organisation des pétales de la tulipe,  et la profondeur dans laquelle l’insecte va devoir plonger pour butiner le nectar.

La seconde photo nous laisse avoir une vue d’ensemble, sans relief mais avec un contour habituel visuellement parlant.

Il y a plusieurs approches visuelles (et aussi par le toucher et l’odorat) de la tulipe et elles sont complémentaires pour nous  faire sentir (jeu de mots) l’entièreté de la fleur.  Il n’y a pas de concurrence entre les visions.

Il en est de même dans notre représentation du monde et des relations humaines.  Il y a des approches complémentaires, progressives, différentes. Se laisser guider  et renouveler ses approches et perspectives permet d’approfondir, de mieux connaître le monde et soi-même.
Et c’est toujours à perfectionner…

 

Le melting pot psychothérapeutique

Récemment j’écrivais un article sur le mauvais goût d’une recette dans laquelle on met une  pincée de chaque épice de notre panier à épices. Cela n’a plus de goût et même pire, c’est immangeable.

Il en est de même en pédagogies. Attention je parle de vraies pédagogies.
Si on les mélange, elles ne servent plus le but initial.

Je me posais la question sur les psychothérapies et thérapies :  TCC, sophrologie, PNL, AT….. Là aussi, on ne peut tout mélanger sous risque de déstabiliser la personne.

On réfléchit  à la complémentarité quand une direction est prise.

Pour se connecter avec soi-même

 

La Nature est belle et forte, elle nous le montre actuellement en ces jours de printemps à venir. Les bourgeons de feuilles apparaissent sur les arbres.

Allons dans la forêt, dans les parcs et jardins et posons-nous. Les oiseaux sont là pour nous permettre une connexion multisensorielle avec la Nature.

 

Recherchez des coins tranquilles, cad, sans personne  d’autre que vous-même. C’est dans le désert que l’Homme se trouve. Et c’est aussi la Nature !

J’ai la joie de pouvoir suivre un cycle d’informations de 7 journées sur les plantes sauvages et médicinales. Avec notre petite loupe dans la poche nous avons débuté les observations de plantes. On s’émerveille ensemble, les uns les autres, suivant nos connaissances et notre sensibilité.
La diversité de la nature nous émerveille et nous rend humble.  Nous respirons profondément .

 

Un bain de Nature et nous sommes en phase avec nos besoins vitaux donc de notre équilibre !

 

 

Remettre de l’humain dans notre quotidien

Si nous voulons échapper à la fin de notre civilisation, je pense que la seule voie (et voix) est celle  de l’humain.

Au-delà des organisations et des systèmes qui montrent vite leurs limites,  leurs faiblesses, leurs injustices et leurs violences, seul l’humain et sa relation sociale matûre peut pérenniser la civilisation.

Pour cela, il faut réfléchir à qui on est, ce qu’on fait, ce qu’on veut faire. Trois questions essentielles que les enfants portent en eux dès leur naissance et qu’ils expriment très tôt par : « d’où je viens, qui suis-je et que vais-faire plus tard ? »

Je rencontre et entends quotidiennement des adultes qui ne sont pas dans cette dynamique et sont donc dans une spirale qui les pénalisent eux aussi.

Se cacher derrière une organisation (ou un système) n’est pas une solution car d’autres l’appliqueront à notre gouverne. La seule solution est  de rompre la boucle et de la transformer en une énergie vertueuse et donc une relation humaine.

Si on ne peut plus parler à des humains (machines et protocoles), si on ne peut plus expliquer la situation (qui n’a pas pu être prévue par la loi) alors nous irons dans le mur mais non pas de façon individuelle : de façon globale.

Aujourd’hui si je suis malade en  France,  je dois prendre rdv grâce à  une application informatique afin de voir un généraliste durant 15 minutes.  Les délais de rdv médicaux sont jusqu’à 6 mois actuellement : le temps de mourir ou de guérir plusieurs fois !
S’il y a lieu, le médecin me fera faire des analyses  (qui n’en sont pas encore) médicales, et la boucle précédente recommence. Après des semaines d’attente, j’obtiens enfin les résultats  (que je ne sais décoder) dont pas grand monde se soucie puisque le médecin allopathe n’est pas un spécialiste, qui lui-même n’est pas un généraliste et ne me connait pas….

A chacun de décider de répondre aux questions fondamentales, pour se changer et changer le monde : Qui suis-je, que fais-je et dans quel monde je veux vivre ?

 

Réponse d’enfant à la question « Pourquoi es-tu content de ce que tu as fait ? »

Ici l’enfant décompose sa  démarche en deux temps  :
1) il a essayé, c’est déjà parfois une étape difficile
2) il a réussi
Ensuite il ajoute « moi-même » qui est  de l’ordre d’une dimension psychologique et spirituelle plus avancées que la simple expression « j’ai essayé et j’ai réussi ».

Pour réussir il faut essayer soi-même, c’est simple.
En revancher pour essayer, il faut y être encouragé ou alors s’encourager soi-même, il faut être persistant si on veut aller à la réussite ou à la victoire.

Sur ce chemin se dressent tant d’obstacles intérieurs et extérieurs que celui qui peut prononcer ou écrire cette phrase fait preuve d’une certaine maturité !

Quelles sont les expressions que j’utilise ?

Pour mes sessions hebdomadaire d’espagnol (je suis trilingue et j’utilise une seule langue au quotidien alors depuis la pandémie j’ai la chance de parler en espagnol par zoom avec un groupe d’une dizaine de personnes.) une dame à proposer que nous révisions les expressions émotives courantes.

Nous y voilà de nouveau avec les émotions !

J’ai eu l’idée (en tant que pédagogue, je ne peux m’en empêcher !) de copier ces expressions sur des cartons pour les mémoriser (recgo en français et verso en espagnol). J’ai eu la confirmation durant la session orale, une fois de plus, que la focalisation humaine sur le négatif est supérieure à celle sur le positif. Les quantités des expressions proposées en attestaient, mais j’ai choisi d’apprendre le plus d’expressions possibles positives et de les privilégier et donc d’en écrire plus sur mes cartes.

Voici la liste des expressions vraiment positives

Celle des expressions que j’appelle les « faux positifs ».
Nous exprimons du positif  mais de  façon négative, comme « Ne t’inquiète pas ! » Alors que la bonne formule serait « soit confiant ».

Celle des expressions négatives

Et vous quelles sont vos expressions favorites ?

Un livre sur le mental pour les tennismen

Je vous conseille la lecture de ce petit livre très sympa.

L’auteur a édité toute une série de livres avec « the inner game of » en début de titre. Je le trouve très intéressant.

Multipliez les lectures et les échanges avec des personnes proches de nos centres d’intérêt, cela fait du bien à notre intelligence et si le sujet  de vos lectures est le mental, il bougera forcément.

Tout ce que ne me tue pas me rend plus fort : FAUX

J’entends souvent cette citation de Nietzsche (semble-t-il)

Tout ce que ne me tue pas me rend plus fort

Elle autorise, selon certains, à souffrir et à faire souffrir; car tant que vous n’en mourrez pas, cela peut continuer !

Tous les philosophes se sont penchés sur la question de l’existence, litanie de malheurs auxquels personne n’échappe.
Et le raccourci-cliché déclenche ces pensées limitantes, que certains essaient de vous mettre dans la tête :

  • on ne meure pas d’une gifle
  • pour gagner faut accepter d’avoir mal
  • même avec une blessure, tu y retournes, t’es un sportif !
  • c’est juste un petit bobo de rien du tout
  • ne fais pas ta gonzesse, encaisse !
  • faut souffrir pour être beau
  • Pour guérir, faut avoir mal
  • je ne sais pas soigner sans que cela fasse un peu mal
  • etc…

Arrêtons-là la longue liste. Celui qui veut faire de sa vie une suite de souffrances, de blessures, de trahisons et de mensonges en a le droit. En revanche, il ne peut l’imposer aux autres.

La performance n’est pas synonyme de blessures (ni physiques ni psychologiques) ni de souffrances. La performance, c’est une suite d’efforts, c’est de la ténacité, du travail sur soi-même, de l’organisation, du contrôle. C’est aussi de la résistance à ces pensées limitantes (voire militantes) qu’on vous rabâche ainsi qu’à toutes ces petites maltraitances insidieuses que beaucoup de personnes et professions s’autorisent à vos dépends !

Le coaching mental accompagne l’individu vers le mieux-être et la performance.